DES VIGNES AU PLAISIR
TOUT SUR LA VENDANGE 2000
L'euphorie succède à l'angoisse
Après une suite ininterrompue
de récoltes plus que satisfaisantes, tant en volume qu'en qualité,
la Champagne redoutait l'arrivée d'une vendange médiocre.
Un comble pour une année, si fortement marquée d'une charge
historique et médiatique, qui fait passer d'un millénaire
à l'autre notre planète et ses six milliards d'habitants.
Une angoisse croissante a étreint
les Champenois, chaque jour un peu plus, jusqu'à la cueillette
des raisins. Ces raisins étaient nombreux et beaux après
la floraison. Mais un déferlement, dès avril et mai, puis
en juin et en juillet, enfin en août et en septembre, d'orages
et de grêle semblait tout compromettre. Les grappes qui avaient
échappé au désastre étaient menacées
par le mildiou et le botrytis ; et leur profil analytique inhabituel
provoquait une grande inquiétude quant à la qualité
de la récolte future.
L'espoir est revenu lors de l'ouverture
de la cueillette et, au fil des jours enfin ensoleillés, au fur
et à mesure que les grappes arrivaient sur les pressoirs, c'est
dans une euphorie complète que sont tombés les Champenois.
Les raisins perdus n'ont pas affecté le volume de la récolte
susceptible d'être revendiqué en appellation d'origine
contrôlée Champagne et les raisins épargnés
ont acquis, en quelques jours, à la surprise générale,
toutes les caractéristiques requises pour préserver le
potentiel qualitatif des futurs vins.
Deux ombres entachent cependant
quelque peu le bilan de cette vendange 2000. Tout d'abord, les prix
des raisins, sous l'effet direct de primes souvent excessives, ont progressé
au-delà du raisonnable ; ces dérapages regrettables risquent
de ne pas être sans conséquence dans le moyen terme. Par
ailleurs, le renouvellement des contrats de ventes et d'achats de raisins
entre le Vignoble et le Négoce s'est déroulé dans
une ambiance plutôt tendue ; et lors de la cueillette des raisins,
la demande exprimée par les acheteurs n'a pas été
totalement satisfaite par l'offre des vendeurs.
VOLUME DE LA RECOLTE : JAMAIS DEUX SANS
TROIS
Après les deux récoltes
1998 et 1999 au volume impressionnant et spectaculaire, la récolte
2000 s'inscrit dans la même continuité. Trois récoltes
pléthoriques successives ! Le phénomène est sans
aucun équivalent dans la longue histoire du vignoble champenois.
Un réchauffement de la Champagne
?
Les caractéristiques
climatiques de l'année 2000 sont plutôt médiocres
et banales. Mais un élément retient l'attention : à
Épernay, la température moyenne sous abri atteint 12,1°C,
soit une progression de 0,4°C par rapport à l'année
précédente et 1,8°C de plus que la normale. Seule l'année
1956 se situe au-delà. Cette progression de la température
moyenne ne peut manquer d'avoir une influence sur le comportement de la
vigne. En particulier, elle favorise, de toute évidence, le volume
de la récolte en permettant des conditions propices à l'épanouissement
végétatif.
L'hiver apparaît doux et sec.
La grisaille domine. Les gelées nocturnes matinales sont peu fréquentes
et, en dépit de quelques minimales jusqu'à - 13,1°C
à Les Riceys, elles demeurent sans aucune conséquence pour
les ceps. La neige est absente. Les dernières opérations
de taille s'effectuent au cours de la première quinzaine de mars
dans une ambiance printanière. Puis arrive le début des
pleurs de la vigne.
Le printemps est là. Les bourgeons
s'éveillent et les feuilles s'étalent. Les nuits peuvent
parfois être un peu fraîches (- 5,6°C à Chambrecy),
mais aucune gelée n'affecte la vigne. C'est la grêle qui
sévit. D'abord dans la Vallée de la Marne, de Vincelles
à Mont-Saint-Père, dès le 13 avril. Puis, tout au
long du mois de mai et au début du mois de juin, dans la Côte
des Bar, autour d'Épernay et, de manière plus localisée,
dans différentes communes aux quatre coins de la Champagne. Et
ce n'est pas fini.
La floraison intervient rapidement,
à la faveur d'une météorologie idéale (34,3°C
à Barzy-sur-Marne), au milieu du mois de juin.
L'été réserve
bien de mauvaises surprises aux Champenois. Le mois de juillet est déplorable
avec des précipitations incessantes (21 jours de pluie) et des
températures basses (moins de 10°C tout au long des journées).
Pire encore, la grêle sévit à nouveau. Là où
elle avait déjà frappé (Côte des Bar, région
d'Épernay, Vallée de la Marne) et ailleurs aussi (Côte
des blancs, Montagne de Reims, région de Vitry-le-François).
Le mois d'août est un peu plus estival (32,6°C à Sillery),
mais la grêle persiste toujours ici et là (région
de Sézanne, en particulier). Un phénomène de jaunissement
atteint de nombreuses vignes. Le mildiou se propage.
A la veille de la vendange, le moral
tombe au plus bas.
Bien sûr, le volume potentiel
de la récolte est très élevé. Les nombreux
raisins (de 17 à 20 grappes par pied selon les cépages)
prennent un poids considérable (136 grammes pour le meunier, 149
grammes pour le pinot noir et 155 grammes pour le chardonnay, en moyenne,
quelques jours avant la cueillette). Une première estimation de
la récolte, lors de la floraison, réalisée à
partir de la mesure du pollen dans l'air, annonçait un rendement
moyen de 14 000 kilos de raisins à l'hectare. Une modélisation
mathématique effectuée ensuite donnait le chiffre de 16
000 kilos de raisins à l'hectare. Plus prudente, une enquête
entreprise dans chaque commune à partir de parcelles représentatives,
au début du mois de septembre, conclura à un rendement de
14 500 kilos de raisins à l'hectare.
Mais la grande préoccupation
était de savoir comment tous ces raisins arriveraient à
maturité. Les pluies, la grêle et la douceur ne seraient-elles
pas des vecteurs de botrytis ? La charge portée par les ceps n'handicaperait-elle
pas la richesse en sucre des raisins ? La faible acidité des grappes
n'allait-elle pas compromettre l'équilibre des moûts ? Et
le pessimisme s'amplifie après un déluge dévastateur
(180 mm d'eau en quelques heures) qui s'abat sur plusieurs communes de
la Côte des Bar (surtout Noé-les-Mallets et Arrentières)
quelques heures avant le début de la cueillette.
Certains évoqueront un miracle,
d'autres estimeront que le pire n'est jamais sûr. Quant aux Champenois,
ils ont pris ce que la nature leur a donné. Au fil de la vendange,
sous un ciel bleu et ensoleillé, la récolte leur est apparue
de plus en plus satisfaisante.
La fixation du rendement autorisé
à un niveau élevé
Compte tenu des
estimations du volume de la récolte, de l'espoir d'une qualité
plus que convenable et de la nécessité de reconstituer les
stocks de vins de Champagne après un fort développement
commercial en 1999, l'idée de solliciter la fixation du rendement
autorisé pour revendiquer l'appellation d'origine contrôlée
Champagne à un niveau le plus élevé possible fit
son chemin dans les esprits à mesure que la vendange approchait.
Depuis le décret du 3 septembre
1993 relatif à l'appellation d'origine contrôlée Champagne,
le rendement de base, qui s'applique en principe chaque année,
est de 10 400 kilos de raisins à l'hectare. Ce rendement peut être
dépassé ou diminué par une décision du Comité
national des vins et eaux-de-vie de l'Institut national des appellations
d'origine qui est confirmée par un arrêté interministériel.
Une telle diminution a été mise en oeuvre à l'occasion
des vendanges 1994 et 1997 (cette dernière avait été
très amputée par une invasion phénoménale
du mildiou). Quant au dépassement, qui est limité par la
réglementation en vigueur pour chaque appellation, le décret
du 22 décembre 1994 relatif à l'appellation d'origine contrôlée
Champagne fixe un rendement maximum égal à 13 000 kilos
de raisins à l'hectare. Quelles que puissent être les circonstances,
cette limite ne peut pas être transgressée et son utilisation
doit rester exceptionnelle. A la faveur de deux belles récoltes,
ce rendement maximum a été retenu en 1998 et 1999.
Une troisième récolte
offrant les mêmes caractéristiques flatteuses pouvait justifier
un nouveau recours au rendement maximum.
Le Comité national des vins
et eaux-de-vie de l'Institut national des appellations d'origine a accepté
le niveau de 12 600 kilos de raisins à l'hectare.
Le rendement autorisé pour
revendiquer l'appellation d'origine contrôlée Champagne n'a
que très rarement dépassé un tel niveau outre les
vendanges 1999 et 1998, on peut citer les vendanges 1983 (15 200 kilos
à l'hectare), 1982 (14 300 kilos à l'hectare) et 1973 (13
000 kilos à l'hectare).
Le souvenir de ces vendanges pléthoriques
et de grande qualité rappelle le caractère exceptionnel
de la fixation d'un rendement aussi élevé permettant en
2000 une vendange de 325 millions de bouteilles produites sur 30 396 hectares
en production.
Quant au rendement
moyen effectivement obtenu par la Champagne, lors de cette vendange 2000,
dans le cadre de la revendication de l'appellation d'origine contrôlée
Champagne, il ressort à 12 576 kilos de raisins à l'hectare.
Il s'agit d'un haut rendement qui n'a été dépassé,
lors des récoltes antérieures, les plus récentes
comme les plus lointaines, qu'en 1983 (15 006 kilos de raisins à
l'hectare), 1982 (14 071 kilos de raisins à l'hectare), 1999 (12
989 kilos de raisins à l'hectare) et 1998 (12 926 kilos de raisins
à l'hectare).
Au-delà de
la limite de 12.600 kilos de raisins à l'hectare, les raisins obtenus
ne peuvent pas être revendiqués en appellation d'origine
contrôlée Champagne et leur seule destination est la distillerie.
Mentionnées dans les déclarations de récolte des
récoltants concernés,
qui en restent propriétaires, ces quantités s'élèvent
à 300 192 hectolitres. Elles proviennent de la plupart des crus,
à l'exception de ceux touchés par la grêle.
Des sélections rigoureuses,
pratiquées par de nombreux récoltants, ont permis d'écarter
des grappes qui n'étaient pas assez mûres ou qui présentaient
des anomalies qualitatives.
Mais trop de raisins n'ont pas été
cueillis et le spectacle de ces grappes informes, qui se sont désagrégées
peu à peu sous l'effet des premiers frissons de l'hiver et des
coups de bec des étourneaux, laisse un certain malaise.
Une réflexion s'impose sur
une meilleure maîtrise du rendement agronomique. Confrontées
au même problème, d'autres régions viticoles ont adopté
des mesures intéressantes qui méritent d'être examinées.
Les sages initiatives que prendra la Champagne lui permettront d'échapper
à l'intervention contraignante de l'Institut national des appellations
d'origine.
Autre problème rencontré
lors de cette vendange volumineuse : le traitement des aignes. Le stockage
provisoire de ces résidus des raisins après le pressurage,
dans l'attente de leur envoi en distillerie, est susceptible de provoquer
la pollution du sol et des cours d'eau. En dépit des aménagements
qui ont été réalisés depuis quelques années,
des efforts importants restent encore à entreprendre. Un programme
d'action sera défini prochainement afin de permettre, le plus tôt
possible, une meilleure protection de l'environnement.
Compte tenu d'une surface en production
de 30 396 hectares, la récolte revendiquée en appellation
d'origine contrôlée Champagne s'élève à
1 188 910 pièces. Elle arrive au troisième rang des plus
volumineuses récoltes de toute l'histoire de la Champagne, après
les récoltes 1999 (334 millions de bouteilles) et 1998 (333 millions
de bouteilles). Viennent ensuite les récoltes 1983 (305 millions
de bouteilles), 1992 (287 millions de bouteilles) et 1995 (286 millions
de bouteilles).
QUALITE DES RAISINS : UNE HEUREUSE SURPRISE
Une fois de plus,
et pour la troisième année consécutive, l'abondance
et la qualité se conjuguent en Champagne. Le constat peut être
surprenant car il n'en va pas de même dans d'autres régions
viticoles, mais il est incontestable.
Cette issue favorable ne doit pas
faire oublier, cependant, que la Champagne est passée bien près
d'une catastrophe qui paraissait inéluctable au fur et à
mesure que la vendange approchait. C'est le beau temps, enfin de retour,
à partir des derniers jours du mois d'août et durant presque
la totalité de la cueillette des raisins, qui explique la qualité
de la récolte.
Une cueillette sous le soleil
La détermination
des dates d'ouverture de la cueillette pour chaque cépage et chaque
cru a été faite sans guère de difficulté et
de manière très consensuelle. Le 13 septembre était
retenu pour les secteurs les plus hâtifs et un étalement,
de jour en jour, jusqu'au 25 septembre, était prévu.
Les premiers coups de sécateurs
furent donnés dans la Côte des Bar, autour de Sézanne
et dans le Perthois. Suivirent ensuite la Vallée de la Marne, la
Montagne de Reims et la Côte des blancs. Il a fallu recourir à
une armée de quelque 100 000 personnes munies de sécateurs
pour assurer la cueillette des raisins pendant une quinzaine de jours.
Les vignerons, qui avaient procédé,
en juillet et en août, à un éclaircissage sélectif
dans leurs vignes, en supprimant des grappes en trop grand nombre, ne
l'ont pas regretté : pour une réduction de 30 à 40
% des raisins, ils ont obtenu une augmentation significative du degré
potentiel et un meilleur équilibre des moûts.
La rapidité de la vendange
a mobilisé des moyens techniques impressionnants. Nombre d'équipements
très performants, des pressoirs aux cuveries, sans cesse renouvelés
dans un souci qualitatif permanent, ont été mis en oeuvre
par les professionnels champenois, de jour comme de nuit, pendant toute
la durée des opérations.
Le point faible du dispositif, c'est
la cueillette : la main d'oeuvre qualifiée manque. Les contraintes
administratives qui pèsent sur le personnel saisonnier comme sur
les employeurs sont trop lourdes et dissuasives. Au point que le recours
à la machine à vendanger, utilisée dans la plupart
des autres régions viticoles, est parfois évoqué.
Une telle perspective demeure exclue : depuis 1979, la réglementation
champenoise impose le versement sur les pressoirs de raisins entiers.
L'amélioration de la situation passe, dans l'immédiat, par
l'adoption de nouvelles dispositions administratives visant à faciliter
la venue et l'emploi en Champagne d'un personnel compétent pour
assurer la cueillette des raisins.
La perspective d'un bon millésime
La synthèse
des analyses effectuées sur les raisins tout au long de la vendange
a permis d'établir les résultats suivants quant au degré
potentiel et à l'acidité totale de la récolte.
Le titre alcoométrique, qui
s'élève à 9,9 % vol. est supérieur à
la moyenne des vingt dernières récoltes. Il est en retrait
par rapport à ceux de 1990 (11,1 % vol.), 1989 (10,5 % vol.) et
1997 (10,2 % vol.). Proche de ceux de 1999 et 1992 (10,0 % vol.), il dépasse
ceux de 1998 (9,8 % vol.), 1995 (9,4 % vol.), 1994 (9,1 % vol.), 1993
(9,2 % vol.) et 1991 (9,5 % vol.).
Ce résultat apparaît
d'autant plus satisfaisant que la récolte était abondante.
Le nombre élevé et le poids important des grappes n'ont
pas eu d'effets négatifs sur le degré potentiel des futurs
vins. Il est vrai que les raisins qui présentaient un profil insuffisant
ont été écartés dès la cueillette ou
lors du pressurage. Remarquons, en outre, que les raisins issus de vignes
éclaircies et au rendement maîtrisé ont présenté
des degrés potentiels nettement supérieurs.
Quant à l'acidité, qui
atteint 7,6 grammes par litre, elle est inférieure à la
moyenne des vingt dernières années. A l'exception de 1999
(6,3 grammes par litre) et de 1989 (7,3 grammes par litre), toutes les
autres récoltes sont marquées par des acidités plus
élevées. Les plus proches sont celles de 1991 (7,7 grammes
par litre), 1992 (7,8 grammes par litre) et 1990 (8,0 grammes par litre).
A partir d'un niveau très bas, et quasiment pathologique, qui était
provoqué par les excès de pluie au cours du mois de juillet,
l'acidité a progressé, avec une rapidité impressionnante,
grâce au retour du soleil, jusqu'à la cueillette des raisins,
pour atteindre un niveau inespéré.
Le couple degré
potentiel-acidité n'est pas aussi flatteur que celui de certaines
récoltes prestigieuses comme 1996 et 1990. Mais il semble plus
prometteur que celui de bien d'autres récoltes. Des similitudes
apparaissent avec des récoltes telles que 1992 et 1991.
Les dégustations effectuées
au début et au cours de la première fermentation en cuves
ont confirmé une impression plutôt favorable. Les vins sont
équilibrés, nets et francs. A l'issue de cette étape
importante, des caractéristiques aromatiques intéressantes
et agréables, appréciées par les chefs de caves,
ont commencé à s'épanouir.
Il est à noter que la faible
acidité a conduit certains élaborateurs à ne pas
procéder, pour tout ou partie de leurs vins, à la fermentation
malolactique.
Contrairement aux récoltes
précédentes, les trois cépages présentent,
cette année, une certaine homogénéité : aucun
ne l'emporte sur les autres et, pour chacun, les déceptions sont
rares.
Les chardonnays ont un caractère
plus floral que minéral. Cueillis les derniers, parfois sous la
pluie, ils offrent une structure ample et complexe qui est originale.
Les meuniers, en particulier ceux
de la Vallée de la Marne, du Massif de Saint-Thierry et de la Vallée
de l'Ardre, sont ronds, souples et fruités.
Les pinots noirs, notamment ceux de
la Côte des Bar, sont charpentés et charnus, avec des arômes
de petits fruits rouges.
Ces commentaires s'adressent aux vins
qui proviennent des crus où chacun des trois cépages est
d'implantation traditionnelle et adaptée au terroir.
Sans atteindre le sommet qualitatif
des vins exceptionnels de 1990, qui demeurent toujours la référence
incontestée parmi les récoltes récentes, les vins
de 2000 devraient se situer entre ceux de 1995 et ceux de 1998, au-dessus
de ceux de 1999 et des autres récoltes antérieures.
Autant dire que les meilleurs vins
de la récolte 2000 ne manqueront pas de recevoir la consécration
du millésime. A l'issue d'une élaboration attentive et prolongée,
ils viendront compléter, à partir du milieu de la première
décennie du nouveau millénaire, la gamme prestigieuse des
vins de Champagne millésimés. Les oenophiles éclairés
rechercheront alors quelques ressemblances avec d'autres millésimes
plus anciens. L'attrait symbolique de leur année d'origine ajoutera
encore au succès que ces vins de qualité sont appelés
à connaître.
Les autres vins, qui ne déméritent
pas pour autant, apporteront leur personnalité élégante
et classique dans la composition d'assemblages subtils avec des vins de
1999, 1998 ou 1997, auxquels seront ajoutés dans des proportions
variables, des vins de réserve issus de récoltes antérieures.
Ces assemblages, auxquels chaque élaborateur, qu'il soit récoltant,
coopérative ou négociant, apportera tout son esprit créateur
et son grand savoir-faire, sauront séduire, dans quelques années,
tous les amateurs de vins de Champagne.
Bulletin d'information CIVC - n° 215 - 4ème trimestre 2000
Analyses réalisées par les Ingénieurs
& Œnologues des services techniques de
l'AVC - CIVC.
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