DES VIGNES AU PLAISIR
TOUT SUR LA VENDANGE 2001
Une déception sans conséquence majeure
La Champagne n'est pas à plaindre.
Elle a bénéficié d'une longue suite de récoltes
plus que satisfaisantes, tant en volume qu'en qualité. Il fallait
bien que cette heureuse succession, qui risquait d'amollir les énergies,
trouve un terme. Voilà qui est fait en dépit de son potentiel
volumique important, la vendange 2001 n'apporte qu'une récolte
moyenne en appellation d'origine contrôlée Champagne et
cette récolte ne figurera pas dans les annales des millésimes
champenois. Le hasard fait que cette vendange difficile arrive la première
année d'un nouveau siècle et même d'un nouveau millénaire
; mais il ne s'agit pas là d'un quelconque augure, tout au plus
d'un appel à l'humilité.
Tout s'est décidé avant
et pendant la cueillette des raisins. Jusque-là, le déroulement
de l'année 2001 était fort semblable à celui de
2000. Mais la récolte de cette dernière année a
été sauvée par un chaud soleil qui a dorloté
les grappes jusqu'aux pressoirs. En 2001, c'est la pluie incessante
durant le mois de septembre qui a affecté le volume et la qualité
de la récolte ; et le hasard, toujours lui, fait que le même
scénario pluvieux avait sévi cent ans plutôt, en
1901 !
Pour regrettables qu'ils soient, ces incidents
resteront sans conséquence majeure. Tout d'abord, les Champenois
ont réagi avec célérité et efficacité
pour trier les raisins et sélectionner les moûts : le volume
disponible de la récolte a été réduit, mais
ce sont les quantités les moins aptes qualitativement qui ont
été éliminées. Par ailleurs, dans la présente
conjoncture économique, la Champagne n'a pas besoin d'une récolte
abondante.
Et cette vendange présente aussi
des aspects positifs. En premier lieu, elle a été l'occasion
d'un renforcement des relations contractuelles entre les vendeurs et
les acheteurs de raisins qui a contribué à apporter au
Négoce un approvisionnement en raisins un peu plus élevé
que lors de la vendange précédente. En second lieu, les
prix pratiqués sur le marché des raisins sont restés
stables après la nette hausse constatée en 2000.
La chronique qui va suivre reprendra les
principales caractéristiques de la vendange, avant de tirer quelques
conclusions et d'apprécier les perspectives d'évolution
pour l'économie champenoise.
VOLUME DE LA RECOLTE : BEAUCOUP DE RAISINS...
POUR UNE QUANTITE MOYENNE EN APPELLATION
Les récoltes 1998,
1999 et 2000 furent d'une grande abondance et cette succession apparaît
sans équivalent dans la longue histoire du vignoble champenois.
2001 apporte autant de raisins dans les vignes. Et une telle pléthore
ne peut manquer d'interpeller les Champenois. Mais cette fois-ci, contrairement
aux années précédentes, le rendement autorisé
pour revendiquer l'appellation d'origine contrôlée Champagne
n'a pas été fixé au plus haut niveau possible. De
cette façon, des raisins sont restés dans les vignes, d'autres
ont été écartés après la cueillette
et le résultat donne une récolte moyenne en appellation
d'origine contrôlée Champagne.
Une confirmation du réchauffement de la Champagne
Comme pour l'année
précédente, les caractéristiques climatiques de 2001
sont plutôt banales et médiocres. Toutefois, un élément
retient l'attention : la température moyenne sous abri, relevée
à Épernay, atteint 11.6°C, soit un niveau supérieur
de 1,3°C à la normale. Avec 2000, cette année figure
parmi les plus chaudes depuis 1950. Ainsi, le réchauffement de
la planète tant évoqué par les météorologistes
est bien constaté en Champagne. Reste à savoir si ce réchauffement
demeurera ponctuel ou si les températures moyennes vont continuer
à progresser. Le phénomène ne peut manquer, dès
maintenant, d'avoir une influence sur le comportement de la vigne. En
particulier, il favorise, de toute évidence, le volume de la récolte
en permettant des conditions propices à l'épanouissement
végétatif.
La douceur et la pluie dominent tout l'hiver.
Une forte humidité s'installe. Les sols sont saturés d'eau.
Les gelées nocturnes et matinales sont rares et, en dépit
de quelques minimales jusqu'à 9°C en janvier et février,
elles demeurent sans conséquence pour les ceps. La neige est absente.
Au cours du mois de mars, dans la Côte des Bar, un seul jour n'est
pas arrosé. La grisaille n'en finit pas de s'étaler dans
le ciel champenois, l'insolation n'a jamais été aussi faible
depuis un demi-siècle.
L'arrivée du printemps ne change
guère cette ambiance maussade. Il neige, il gèle, il grêle.
Puis, sans transition, avec une soudaine brutalité, l'été
est presque là. Le soleil s'impose, la pluie s'arrête, les
températures grimpent jusqu'à 3o°C durant les derniers
jours de mai. En juin, la canicule s'installe comme en 1976 : on relève
36°C le 26 juin à Barzy-sur-Marne. La vigne prospère
bien : la montre est belle et la floraison intervient, au début
de la seconde quinzaine de juin, sans guère de coulure ni de millerandage.
On compte un nombre de grappes élevé qui annonce, sauf accidents
ultérieurs, une récolte volumineuse.
Mais l'été n'est pas au rendez-vous.
En dépit de quelques journées agréables, des pluies
orageuses dominent tout juillet. La Côte des Bar, la Montagne de
Reims et le Massif de Saint-Thierrv sont touchés. Une mini-tornade
s'abat le 23 juillet sur Merfy et Chenay ; en moins de dix minutes, il
tombe plus de 30 millimètres d'eau. Le ravinement et les coulées
de boue occasionnent des dégâts. La grêle affecte plusieurs
milliers d'hectares et une cinquantaine de villages. Août apporte
un peu de soleil entre des épisodes pluvieux, orageux et grêleux,
en particulier à Avirey-Lingey, Balnot-sur-Laignes, Polisot, Polisy
et surtout Bagneux-la-Fosse où les ravages sont spectaculaires.
La vigne ne sort pas indemne de tous ces accidents. Elle doit affronter,
notamment, des attaques de mildiou.
Vient le temps de quantifier le volume de
la récolte pendante. Toutes les estimations sont convergentes pour
annoncer une vendange abondante. Dès la floraison, la mesure de
l'intensité du pollen de la vigne dans l'air donnait un rendement
moyen de 16.000 kilos de raisins à l'hectare. Une enquête
effectuée au cours du mois de juillet apportait le chiffre de 14.900
kilos à l'hectare qui passait à 16.300 kilos à l'hectare,
au début du mois de septembre, après une visite dans chacune
des communes viticoles. Enfin, une modélisation mathématique,
à partir du nombre de grappes au m2 (variable selon les cépages)
et de estimation du poids moyen de ces grappes (de l'ordre de 150 grammes),
allait jusqu'à 17.000 kilos de raisins à l'hectare.
Le moment crucial approche. Si août
se termine sous un soleil magnifique, septembre débute avec des
pluies fraîches. Les jours passent, longs et pesants, et il pleut
toujours. La maturation des raisins est perturbée, la richesse
en sucre ne progresse pas, le botrytis rode. Le spectre de la vendange
1984, trop arrosée, qui avait produit des raisins atteints par
la pourriture grise et un vin médiocre, commence à hanter
les esprits. L'eau incessante qui tombe du ciel (jusqu'à 159 millimètres
durant le mois à Vitry-le-Croisé) diffuse un pessimisme
généralisé exprimé, avec humour cependant,
par ces vers d'un vigneron découragé :
| |
Il a tant plu
qu'on ne sait plus
pour le surplus
quand il a plus plu. |
Un rendement autorisé à l'hectare en diminution
Depuis le décret
du 3 septembre 1993 relatif à l'appellation d'origine contrôlée
Champagne, le rendement de base, qui a vocation à s'appliquer chaque
année, est de 10.400 kilos de raisins à l'hectare. Ce rendement
peut être dépassé ou diminué par une décision
du Comité national des vins et eaux-de-vie de l'Institut national
des appellations d'origine qui est confirmée par un arrêté
interministériel. Une telle diminution a été mise
en oeuvre à l'occasion des vendanges 1994 et 1997 (cette dernière
avait été très amputée par une invasion destructrice
du mildiou). Quant au dépassement, qui est limité par la
réglementation en vigueur pour chaque appellation, le décret
du 22 décembre 1994 relatif à l'appellation d'origine contrôlée
Champagne fixe le rendement maximal à 13.000 kilos de raisins à
l'hectare. Quelles que puissent être les circonstances, cette limite
ne peut jamais être transgressée et son utilisation doit
rester exceptionnelle. A la faveur de deux belles récoltes, ce
rendement maximum a été retenu en 1998 et 1999. Puis, en
2000, c'est le niveau très proche de 12.600 kilos de raisins à
l'hectare qui a été fixé.
Plusieurs éléments étaient
à considérer avant de prendre une décision pour la
vendange 2001. D'abord, le volume important de la récolte appelait,
a priori, un rendement autorisé en harmonie avec cette abondance.
Toutefois, l'incertitude sur la qualité des raisins incitait à
la prudence. Par ailleurs, l'observation de la situation économique,
caractérisée par des stocks très confortables chez
les élaborateurs et des expéditions de vins de Champagne
en France et dans le monde plutôt stables, conduisait aussi à
la modération. Le sujet a été évoqué,
le 4 septembre 2001, au sein de la Commission consultative du Comité
interprofessionnel du vin de Champagne. Il n'a guère fallu de temps
pour que la délégation du Vignoble et la délégation
du Négoce conviennent de proposer un rendement autorisé
limité à 11.000 kilos de raisins à l'hectare. Cette
proposition raisonnable, présentée par Philippe Feneuil,
Président du Syndicat général des vignerons de la
Champagne, et Yves Bénard, Président de l'Union des maisons
de Champagne, à leurs collègues du Comité national
des vins et eaux-de-vie de l'Institut national des appellations d'origine,
a été entérinée sans aucune difficulté.
Quant au rendement moyen effectivement obtenu
par la Champagne, lors de cette vendange 2001, dans le cadre de la revendication
de l'appellation d'origine contrôlée Champagne, il ressort
à 10.987 kilos de raisins à l'hectare. Il s'agit d'un rendement
nettement inférieur à ceux qui ont été obtenus
au cours des trois récoltes précédentes et même
à la moyenne constatée pour l'ensemble des récoltes
depuis 1990. Mais, sur une plus longue période, ce rendement apparaît
représentatif du rendement moyen champenois.
Si quelques récoltants n'ont pas
atteint la limite de 11.000 kilos de raisins à l'hectare, en raison
des accidents climatiques survenus dans leurs vignes, nombreux sont ceux
qui l'ont dépassée. Les raisins obtenus au?delà de
cette limite ne peuvent pas être revendiqués en appellation
d'origine contrôlée Champagne et leur seule destination possible
est la distillerie. Mentionnées dans les déclarations de
récolte des récoltants concernés, qui en restent
propriétaires, ces quantités s'élèvent à
201.055 hectolitres.
Des sélections rigoureuses ont permis
d'écarter, avant le pressurage, des grappes qui n'étaient
pas assez mûres ou qui présentaient d'autres anomalies qualitatives.
Les raisins qui n'ont pas été cueillis, pour les mêmes
raisons, se sont désagrégés, sous les coups de becs
des étourneaux et dans le vent automnal.
La réflexion en Champagne sur une
meilleure rnaîtrise du rendement agronomique progresse. Les solutions
ne manquent pas. Des vignerons scrupuleux, à la recherche d'un
optimum qualitatif pour leurs raisins, les mettent peu à peu en
oeuvre Les mentalités ont évolué de manière
positive au cours des dernières années et elle semblent
désormais prêtes à reconnaître la pertinence
des mesures que prendra prochainement l'Institut national des appellations
d'origine à la demande et en étroite relation avec les instances
professionnelles représentatives de la Champagne.
| LA RÉSERVE QUALITATIVE
Le mécanisme
champenois de la réserve qualitative est désormais
consacré par l'article 41 du règlement (CE) n°I493/I999
du Conseil du I'7 mai 1999 portant organisation commune du marché
viti-vinicole. En application de ce texte communautaire, les décisions
relatives à la réserve qualitative qui sont prises
par le Comité interprofessionnel du vin de Champagne sont
approuvées et rendues obligatoires pour tous les récoltants,
les coopératives et les négociants par un arrêté
du ministre de l'agriculture et de la pêche, du ministre de
l'économie, des finances et de l'industrie et du secrétaire
d'État au budget, publié au journal officiel de la
République française.
La récolte 2001 ne présentant
pas les caractéristiques qualitatives requises, aucune décision
visant à mettre en réserve qualitative une partie
de la récolte n'a été prise.
Par contre, comme les années
précédentes, une sortie de la réserve qualitative
est intervenue après la vendange. Les bénéficiaires
ont été les personnes physiques ou morales qui n'ont
pas souscrit de déclaration de récolte à l'issue
de la vendange et les récoltants qui ont subi une diminution
de leur surface en production (hors arrachage de vigne) entre la
vendange 2000 et la vendange 2001 (dans ce dernier cas, la sortie
de la réserve qualitative est proportionnelle à la
réduction de la surface). Ont bénéficié
également de la sortie de la réserve qualitative,
sur demande individuelle, les récoltants qui n'ont obtenu
qu'une récolte réduite à la vendange 2001.
Au total, la sortie de la réserve qualitative concerne un
volume égal à 4.990.400 kilos de raisins. Après
ces différentes opérations, la réserve qualitative
actuelle porte sur 143.801.742 kilos de raisins, soit 4.7I2 kilos
à l'hectare et l'équivalent de 12 millions de bouteilles.
Le présent niveau de la réserve
qualitative est satisfaisant. A l'occasion, si une récolte
volumineuse et de grande qualité survient, il pourra être
renforcé.
L'objectif, dans ce domaine, est de
disposer d'un volume représentant environ la moitié
d'une récolte moyenne.
Constituées par des vins au
potentiel élevé, ces quantités sont destinées,
à la suite d'une récolte restreinte et/ou qualitativement
insuffisante, à entrer dans la composition des cuvées
et à améliorer la qualité des assemblages avant
les tirages en bouteilles. |
Le traitement des aignes
apparaît aussi en voie d'amélioration. Le stockage provisoire
de ces résidus des raisins après le pressurage, dans l'attente
de leur envoi en distillerie, est susceptible de provoquer la pollution
du sol et des cours d'eau. Par rapport aux vendanges précédentes,
l'acuité de ce problème s'est atténuée. Des
aménagements importants ont été effectués
et un programme d'aménagement est en cours de préparation.
Une meilleure protection de l'environnement, pendant la période
de la vendange, sera assurée.
Du côté de l'emploi d'une main
d'oeuvre saisonnière et des difficultés à organiser
une cueillette manuelle (la machine à vendanger est interdite en
Champagne), des progrès sensibles ont été constatés.
Et, pour l'avenir, la détermination du Gouvernement comme du Parlement
à lever certaines entraves à l'embauche du personnel devrait
contribuer à une évolution positive.
Compte tenu d'une surface en production
de 30.515 hectares, la récolte revendiquée en appellation
d'origine contrôlée Champagne s'élève, lors
de cette vendange 2001, à 1.042.732 pièces. Il s'agit d'une
récolte moyenne, loin derrière les récoltes de 1999
(1.222.240 pièces), 1998 (1.220.886 pièces) et 2000 (1.189.412
pièces) qui sont les plus volumineuses. Elle se situe à
un niveau comparable à celles de 1995 (1.049.264 pièces)
et 1992 (1.051.010 pièces).
Qualité des raisins : une sélection
draconienne pour éliminer les grappes insuffisamment mûres
On constate souvent, en
Champagne, et depuis longtemps, que l'abondance et la qualité des
récoltes peuvent se conjuguer. De fait, les trois volumineuses
récoltes de 1998, 1999 et 2000 ont donné des vins d'un bon
niveau qualitatif. Une telle constatation a été démentie
en 2001. Certes l'abondance caractérise aussi cette dernière
récolte, mais elle ne s'accompagne pas d'une qualité remarquable.
Une cueillette sous la pluie
La détermination
des dates d'ouverture de la cueillette des raisins n'a pas été
simple. Réunie le 14 septembre zoos, sous l'autorité de
son Président, Jacky Broggini, l'Association viticole champenoise
devait concilier deux objectifs que la situation sur le terrain pouvait
rendre contradictoires : attendre assez pour que l'enrichissement en sucre
et la maturité des raisins soient satisfaisants ; ne pas attendre
trop afin d'éviter que la pluie ne dégrade l'état
sanitaire de ces mêmes raisins ! Les délégués
de toutes les communes de la Champagne se sont plutôt bien sortis
de ce difficile exercice. Les 22 et 24 septembre ont été
retenus pour les raisins de chardonnay des crus les plus hâtifs,
ceux de la Côte des blancs et de la Côte sézannaise.
Puis un étalement, de jour en jour, était prévu jusqu'au
2 octobre pour certains crus de la Vallée de la Marne et du Massif
de Saint-Thierry.
La cueillette débute, sans précipitation,
sous un soleil estival qui apporte une appréciable sérénité.
Las ! L'astre salvateur ne brille que quelques jours. Il laisse place
à une pluie sinistre qui, au fil des jours, entraîne peu
à peu une certaine morosité. Mais les Champenois ne se sont
pas abandonnés à la démoralisation. Ils ont fait
face, avec bon sens et responsabilité, aux intempéries.
Le plus souvent, chaque parcelle de vigne a fait l'objet d'un diagnostic
précis afin de déterminer le moment le plus propice pour
la cueillette. Les sécateur ont été rangés
lorsqu'il pleuvait trop et ils ont redoublé d'ardeur d qu'un rayon
furtif de soleil illuminait le ciel. Le déploiement de cep grande
armée de quelque 100.000 personnes chargées de cueillir
les raisins dans quelque 265.000 parcelles n'a pas été simple.
Pourtant, les vignerons, dans la conduite de leurs bataillons, furent
souvent de fins stratèges. Des consignes strictes ont été
données pour ne cueillir que les grappes de bel aspect qui présentaient,
à l'oeil, une maturité suffisante et un état sanitaire
acceptable.
Les vignerons qui avaient procédé,
en juillet et en août, à un éclaircissage sélectif
dans leurs vignes, en supprimant des grappes en trop grand nombre, ne
l'ont pas regretté : pour une réduction de 20 % à
25 % des raisins, et sans pour autant obtenir à la vendange un
rendement inférieur à la limite autorisée pour revendiquer
l'appellation d'origine contrôlée Champagne, ils ont constaté
une augmentation significative du degré potentiel et un bien meilleur
équilibre des moûts.
Une ultime sélection des raisins
a été effectuée sur les quais des centres de pressurage.
A peine arrivées, les caisses de raisins étaient soumises
à l'examen d'un instrument très efficace dénommé
colibri
plongée au milieu des grappes, cette longue tige en métal
donnait aussitôt connaissance de la richesse en sucre des raisins
concernés. De cette façon, les raisins qui n'apparaissaient
pas satisfaisants ont été écartés du pressurage.
Au total, et en dépit de la pluie,
les initiatives judicieuses prises par les Champenois ont permis d'éviter
le pire.
Bulletin CIVC - Extrait "La vendange en Champagne 2001"
Analyses réalisées par les Ingénieurs
& Œnologues des services techniques de
l'AVC - CIVC.
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